‘‘… Un etat de sante tres affaibli… ’’

Avr 03, 18 ‘‘… Un etat de sante tres affaibli… ’’

 

Comment va-t-il pouvoir assurer sa defense ?


Après plusieurs avis médicaux, aussi contradictoires les uns que les autres, la défense de l’islamologue suisse, Tariq Ramadan, a récemment contesté une expertise médicale sommaire et incomplète effectuée par le docteur Guerguen. À cet effet, les trois juges d’instruction en charge de cette affaire, se sont retrouvés dans l’obligation de revoir leur décision.
Un nouvel examen médical a don été diligenté. Celui-ci a eu lieu le mardi correspondant au 27 mars 2018. Deux neurologues, le docteur Olivier Gout et François Chedru, ont examiné le théologien durant une heure et quart. Les deux médecins feront part de leurs conclusions d’ici fin mars. En raison de la complexité de la charge à laquelle devront faire face les deux experts, cette date à été repoussée au 15 du mois prochain.
En attendant le verdict, l’état de santé de l’intellectuel inquiète. Maitre Marc Bonnant, l’avocat du Suisse, avait rendu visite début mars, à son client. Il indiquait ainsi, que ce dernier lui avait paru gravement affaibli, et ‘‘ il se sait, en effet, affaibli ’’. Sa santé prose désormais un problème médical avec instabilité.
Quant à son épouse, Mme Iman Ramadan, cette dernière s’étonne par rapport à l’incompatibilité des diverses conclusions médicales, là ou normalement, il y avait un consensus.
Elle affirme que son mari souffre depuis quelques années d’une sclérose en plaques ainsi que d’une autre neuropathie non encore identifiée. Elle dénonce également la présence de risques d’effets permanents sur la santé de son époux qui se plaint régulièrement de nombreuses douleurs ; maux de tête, engourdissements et fourmillements au niveau des membres inférieurs ainsi que des troubles de la mémoire et du sommeil.
‘‘ Pour amorcer ses douleurs, seules quelques séances de kinésithérapie viennent le soulager ’’ annonce Mme Iman.

Le droit à une protection consulaire, apres 55 jours d’incarceration


Le lundi 26 mars, soit 55 jours après sa mise en détention, l’intellectuel suisse, Tariq Ramadan, a reçu à la prison de Fleury-Mérogis, la visite officielle du consulat général suisse. Rappelons que le professeur d’études islamique à l’université d’Oxford, est un citoyen suisse, né en Suisse, et n’est détenteur que d’un (unique) passeport suisse.
Après sa visite, le corps diplomatique était sorti ‘‘ choqué ’’ de l’état de santé fragile du professeur ainsi que des circonstances indignes de son incarcération par les autorités judiciaires parisiennes.
Le consulat s’est engagé par ailleurs, à s’entretenir avec les membres du gouvernement suisse pour débattre le dossier de l’islamologue, notamment le traitement indignes qu’il reçoit, les circonstances préoccupantes de son état de santé, ainsi que le déni de son droit à la présomption d’innocence.

L’empirement rapide de la santé du quinquagénaire, devrait probablement présenter un élément majeur pour encourager les autorités suisse concernées, à demander la libération immédiate de leur concitoyen, afin qu’il puisse se soigner convenablement et dans les meilleures conditions pour réussir à mettre en place une stratégie de défense solide.
Le gouvernement suisse, est appelé par conséquent à entreprendre toutes les procédures nécessaires pour garantir le respect des droits du théologien.