Ramadan

Mai 03, 18 Ramadan

 

    Le jeûne de l’expiation

 

L’expiation est la punition du jeûne rompu volontairement, pas du jeûne accompli, à cet égard, celui qui ne fait pas vœu de jeûner pendant le Ramadan 2018 doit seulement rattraper son jeûne.

Cependant, faire cela est un grand péché dont il faut se repentir (tawba).

 

   Comment faire le jeûne de l’expiation ?

 

Celui qui est redevable d’un jeûne expiatoire doit jeûner pendant deux mois consécutifs, sans arrêt.

Par conséquent, cette période ne doit pas coïncider avec le Ramadan ou les jours où il est interdit de jeûner. Dans le cas contraire, il faudra recommencer du début le jeûne expiatoire.

 

Si le fait de voyager autorise le croyant à ne pas jeûner pendant le Ramadan (et à rattraper plus tard les jours manqués), il n’est d’aucune excuse pour le jeûne expiatoire. Ainsi, celui qui fait le jeûne de l’expiation, même s’il est en voyage, doit poursuivre son jeûne.

Pour la femme qui a ses menstrues ou lochies, elle s’arrête de jeûner pendant ces jours, puis reprend immédiatement son jeûne expiatoire d’où elle l’avait laissé.

 

   La nuit du destin : laylat al-Qadr

La nuit du destin, qui est selon les termes du Coran “meilleure que mille mois”, survient parmi les 10 derniers jours du Ramadan, ce qui augmente d’autant plus l’importance de l’itikaf.

 

   L’i’tikaf : la retraite spirituelle

 

Bien que cette belle tradition tende à disparaître, les croyants ont depuis très longtemps pratiqué cela, et toutes les villes ont toujours compté quelques croyants se retirant ainsi dans les mosquées.

Atâ ibn Abou Rabah, qui est une grande figure de l’islam, dépeint ainsi la personne qui pratique l’itikaf : “La personne qui est en retraite spirituelle – tel celui qui, parce qu’il a un besoin, s’assoit suppliant devant la porte d’un grand personnage en disant ‘je ne partirai pas d’ici, – se réfugie dans un temple de Dieu et dit ‘Je ne partirai pas d’ici tant que tu ne m’auras pas pardonné’.”

 

Il existe certaines règles de conduite pour l’itikaf : cette retraite doit être effectuée pendant les 10 derniers jours du Ramadan et dans une mosquée très noble.

Pendant l’itikaf, il ne faut prononcer que des paroles de bien. Les paroles qui n’entraînent pas de péché sont aussi autorisées. Se taire en croyant ainsi faire un acte d’adoration est makrouh. L’une des plus grandes adorations consiste au contraire à parler, mais en protégeant sa langue du péché.

 

Pendant l’i’tikaf, il faut continuer à lire le saint Coran, les hadiths, la vie des Prophètes, et à apprendre les sujets religieux.

Quiconque fait l’itikaf doit mettre des vêtements propres et se parfumer. L’on peut aussi lubrifier ses cheveux.

 

Celui qui veut faire vœu de pratiquer cette retraite (c’est-à-dire qui se la rend obligatoire), doit prononcer son intention aussi bien avec le cœur qu’avec la langue.

Celui qui pratique l’i’tikaf voue tout son temps à l’adoration et à la prière, car même lorsqu’il n’est pas concrètement en train de prier, il est néanmoins dans la mosquée, dans un état toujours prêt à prier.

Cette attente pour prier a elle-même la valeur de la prière.

 

Grâce à l’itikaf, la spiritualité de l’être humain augmente, son cœur s’illumine, son visage rayonne par la marque de la servitude, et son âme goûte aux douceurs célestes.

Que de beauté et de bénédiction dans cette expérience !