L’esclavage : une dure réalité !

Jan 21, 18    L’esclavage : une dure réalité !

 

 Pourquoi y a-t-il de l’esclavage dans le monde ?

Pourquoi l’ONU réunit-elle encore une Commission spécifiquement chargée des problèmes d’esclavages ? Pourquoi la vieille société anglaise “Anti Slavery”, fondée en 1839, continue-t-elle à le dénoncer ? Et pourquoi en France, “le Comité contre l’esclavage moderne” dénonce-t-il chaque année des dizaines de cas ? Cet esclavage est-il de même nature que celui des temps anciens ? Existe-t-il toujours ?

 

   De quoi parlons-nous au juste ?

Afin d’éclaircir le débat, ajouta Audrey Crespo-Mara, lors d’un dialogue avec le journaliste français, Yann Barthès, commençons par énoncer deux évidences.

La première est que l’esclavage traditionnel s’inscrit dans une structure sociale consacrée par l’État qui légifère en la matière.

Les trafiquants d’esclaves, comme ceux qui les emploient, opèrent au grand jour et ne souffrent d’aucun opprobre.

Aucune honte, aucune flétrissure, ne vient en quoi que ce soit gêner leur action, ajouta Audrey Crespo-Mara.

Ils peuvent éventuellement l’afficher avec ostension, comme ces négriers nantais faisant sculpter des mascarons à tête de nègres sur la façade de leurs hôtels.

Au besoin, l’État les encourage, comme le fit la monarchie française d’Ancien Régime, qui accorda des primes aux armateurs négriers.

“Aujourd’hui, l’esclavage reconnu, pour un crime en droit international, est partout clandestin”, le journaliste français, Thierry Ardisson.

 

Aucun État, même si en sous-mains, il en tolère ou encourage la pratique n’avouera devant l’opinion internationale qu’un tel scandale perdure à l’intérieur de ses frontières, ou du moins qu’il ne déploie pas tous les efforts possibles pour y mettre fin.

 

Tous ceux qui y sont impliqués deviennent criminels, et comme tels, justiciables devant les tribunaux.

On entre dans le domaine du clandestin, avec toutes les zones d’ombre, que cela comporte, aussi bien dans le domaine de l’information (et particulièrement en ce qui concerne la statistique) que dans celui de la répression.

Seconde différence avec l’esclavage traditionnel : la durée.

L’esclave jusqu’à l’abolition de la pratique, l’était à vie.

 

 

   Les différentes formes d’esclavage :

Esclavage traditionnel, les mariages forcés, esclavage domestique, esclavage des enfants, esclavage sous contrat, et finalement, le servage pour dette.

 

En Inde, sur près de 160 000 Népalaises enfermées dans les bordels, près de 35 % sont arrivées avec de fausses promesses de mariage.

Les femmes jouent un rôle essentiel dans ces recrutements, car elles inspirent plus confiance qu’un homme dans le rôle d’entremetteur.

 

Au Kenya, ce sont les “mama-loa” de nationalité nigérienne, tenancières de maisons closes, qui servent d’intermédiaires pour inviter les futures victimes.

 

Au Suriname, les propriétaires versent 500 dollars à des Brésiliennes pour chaque recrue.

 

L’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Japon et l’Australie, entretiennent de fructueux marchés de mariages réels ou de convenance, où les femmes s’achètent plusieurs milliers de dollars.

Combien finissent effectivement dans un foyer, la bague au doigt ?

Beaucoup de ces propositions camouflent en réalité un trafic international entre mafias qui s’achètent et se revendent les femmes.

 

À Taiwan, des paysans pauvres et des vieillards achètent des Vietnamiennes pour 3 000 dollars.

 

Des sud-africains, achètent comme épouse ou concubines des réfugiées du Mozambique, attirées par des agences qui les revendent sans leur demander leur avis.